Le ministère de l’Élevage et de la Pêche a accueilli, jeudi 5 mars 2026, à la Cité administrative de Bamako, un dialogue stratégique consacré au développement de la filière lait au Mali.
La rencontre a réuni les partenaires techniques et financiers, les organisations professionnelles, les institutions de recherche ainsi que plusieurs acteurs du secteur, autour du thème : « Comment améliorer la disponibilité du lait local de qualité au Mali ? ».
Présidant la cérémonie d’ouverture, le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, a rappelé que l’élevage constitue un pilier important de l’économie nationale.
Selon lui, ce sous-secteur contribue à près de 19 % du produit intérieur brut et représente environ 40 % du PIB agricole. Il constitue également une source essentielle de revenus pour une grande partie des populations rurales.
Malgré ce potentiel, les performances de la filière restent limitées. Les participants ont notamment souligné la faible productivité animale, l’insuffisance des infrastructures de collecte et de conservation du lait, ainsi que la forte concurrence des produits laitiers importés.
S’exprimant au nom des partenaires techniques et financiers, l’ambassadeur du Royaume de Belgique au Mali, Arnaud Dusaucy, a indiqué que le Mali dispose d’un potentiel laitier estimé à environ 2,55 millions de tonnes.
Toutefois, seulement 44 % de ce potentiel est actuellement exploité, ce qui rend le pays largement dépendant des importations de lait en poudre.
Afin de relever ces défis, un groupe d’experts composé d’acteurs publics, d’organisations professionnelles, d’ONG et de partenaires au développement a travaillé pendant plusieurs mois pour analyser la situation et proposer des solutions.
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Les recommandations issues de ces travaux portent notamment sur l’amélioration de l’alimentation et de la santé animale, le renforcement de la collecte et de la transformation du lait, ainsi que la mise en place d’un environnement commercial et réglementaire favorable à la production locale.
Les participants ont également insisté sur la nécessité de soutenir les organisations de producteurs et les mini-laiteries afin de renforcer la transformation locale et créer davantage de valeur ajoutée.
À l’issue de la rencontre, les acteurs ont souligné l’importance d’une coordination renforcée entre l’État, les organisations professionnelles et les partenaires techniques et financiers pour mettre en œuvre un plan d’action capable de renforcer durablement la filière lait et de contribuer à la souveraineté alimentaire du Mali.
Kémoko Diabaté
Source : Le Pays
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