Priorité à la Santé : De nouveaux hôpitaux bientôt construits grâce à un financement de 500 milliards
Sous la présidence du Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’État, le Conseil des ministres s’est tenu le mercredi 4 mars 2026 au Palais présidentiel de Koulouba. La rencontre gouvernementale s’est déroulée en présence du Premier ministre, le Docteur Général de division Abdoulaye Maïga, Chef du Gouvernement.
Bamada.net-Cette session hebdomadaire de l’exécutif a permis d’examiner plusieurs dossiers majeurs relatifs à la gestion des affaires publiques et à l’accélération de certains programmes stratégiques pour le développement national.
Selon les informations recueillies par Bamada.net, l’un des points essentiels de cette réunion a concerné un projet de décret portant ouverture de crédits à titre d’avance dans le budget de l’État pour l’année 2026.
Le ministre de l’Économie et des Finances présente un projet stratégique
Sur le rapport du ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant ouverture de crédit à titre d’avance dans le budget de l’État 2026.
Cette mesure budgétaire exceptionnelle s’inscrit dans le cadre du dispositif prévu par la Loi n°2025-038 du 15 août 2025 portant loi organique relative aux lois de finances.
Ce texte prévoit en effet que :
« En cas d’urgence et de nécessité impérieuse d’intérêt national, des crédits supplémentaires peuvent être ouverts par décret d’avances pris en Conseil des ministres. Le Parlement en est immédiatement informé et un projet de loi de finances portant ratification de ces crédits est déposé dès l’ouverture de la plus prochaine session du Parlement ».
Autrement dit, le décret d’avance constitue un mécanisme légal permettant au Gouvernement d’agir rapidement lorsque certaines dépenses urgentes ne peuvent attendre une modification classique du budget.
Un instrument de gestion budgétaire pour répondre aux urgences nationales
Dans la pratique, le décret d’avance est un acte réglementaire de gestion budgétaire qui autorise l’ouverture de crédits supplémentaires afin de financer des dépenses jugées indispensables pour l’intérêt national.
Ce dispositif offre ainsi à l’État la possibilité d’anticiper certains besoins urgents tout en respectant les règles de transparence financière, puisque le Parlement devra être informé immédiatement et procéder ensuite à la ratification des crédits ouverts.
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D’après les explications données lors du Conseil des ministres, cette procédure vise à garantir la continuité de l’action publique, notamment lorsque des projets stratégiques nécessitent un financement rapide.
500 milliards FCFA pour soutenir des projets structurants
Le projet de décret adopté par le Gouvernement autorise l’ouverture de crédits supplémentaires d’un montant global de 500 milliards de francs CFA dans le budget de l’État 2026.
Ces ressources financières importantes permettront de couvrir des besoins complémentaires liés à plusieurs projets prioritaires, notamment :
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la construction et l’équipement d’hôpitaux destinés à renforcer le système sanitaire national ;
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la poursuite de grands projets structurants dans différents secteurs stratégiques ;
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l’accélération de programmes d’investissements publics considérés comme essentiels pour le développement socio-économique du Mali.
Selon des sources proches du dossier, ces investissements s’inscrivent dans la volonté des autorités de la Transition de moderniser les infrastructures nationales et d’améliorer les conditions de vie des populations.
Le secteur de la santé au cœur des priorités
Parmi les domaines qui bénéficieront de ces crédits supplémentaires, le secteur de la santé occupe une place centrale.
La construction de nouveaux hôpitaux et le renforcement des infrastructures sanitaires constituent en effet un axe majeur de la politique publique actuelle. L’objectif affiché est d’améliorer l’accès des populations aux soins de qualité sur l’ensemble du territoire national.
Ces projets hospitaliers devraient également contribuer à :
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renforcer la capacité d’accueil des structures sanitaires ;
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moderniser les équipements médicaux ;
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rapprocher les services de santé des populations, notamment dans les régions.
Une dynamique de développement impulsée par la Transition
Depuis le début de la Transition, les autorités maliennes affirment leur volonté d’engager des investissements massifs dans les secteurs essentiels, notamment les infrastructures, la santé, l’énergie et les équipements publics.
L’ouverture de ces 500 milliards de francs CFA supplémentaires apparaît ainsi comme un levier financier important pour accélérer la réalisation de plusieurs projets structurants.

Pour les observateurs, cette décision traduit également la volonté du Gouvernement de maintenir un rythme soutenu dans la mise en œuvre des politiques publiques, malgré les nombreux défis auxquels le pays reste confronté.
Transparence budgétaire et contrôle parlementaire
Conformément aux dispositions de la loi organique relative aux lois de finances, le Parlement sera immédiatement informé de l’ouverture de ces crédits.
Un projet de loi de finances portant ratification devra ensuite être soumis aux députés dès l’ouverture de la prochaine session parlementaire.
Ce mécanisme garantit ainsi un équilibre entre efficacité de l’action gouvernementale et contrôle démocratique de la gestion des finances publiques.
Un signal fort pour l’investissement public
Pour plusieurs analystes économiques, cette décision du Conseil des ministres constitue un signal fort en faveur de l’investissement public.
En mobilisant des ressources importantes pour les infrastructures et les équipements publics, le Gouvernement entend stimuler la croissance économique, créer des emplois et renforcer les services sociaux de base.
À travers cette mesure budgétaire, les autorités de la Transition confirment leur ambition de poser les bases d’un développement durable et inclusif au Mali.
Comme toujours, Bamada.net continuera de suivre de près les décisions issues des réunions du Conseil des ministres et leurs impacts sur la vie nationale.
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