Le prix de la viande de plus en plus salé à Bamako et en régions. Cette hausse serait due à la dégradation de la situation sécuritaire qui perturbe fortement les circuits d’approvisionnement en bétail.
Les acteurs de la filière viande et bétail pointent notamment la fermeture de deux importants parcs à bétail, à Niono et à Konna. Une situation qui réduit considérablement l’arrivée des animaux sur les marchés de la capitale.
Selon Modibo Djim, trésorier général de la filière viande et bétail, la flambée des prix s’explique d’abord par la cherté du bétail à la source. « Bamako est aujourd’hui moins approvisionnée depuis la fermeture de deux importants parcs à bétail : ceux de Niono et de Konna », explique-t-il. « Le marché de Niono, considéré comme l’un des plus grands du pays, recevait des animaux en provenance de localités comme Tonka, Kadéka, Diré, Léré, Kassi ou encore Djoura. La fermeture de ces circuits a fortement perturbé l’approvisionnement de la capitale et, plus largement, du pays » ajoute Modibo Djim.
Le même constat est dressé à Konna, un marché habituellement alimenté par des zones telles que Gossi, Hombori et Boni.
À ces perturbations s’ajoutent les difficultés liées au déplacement des commerçants ainsi que l’insuffisance d’animaux issus de l’embouche à Bamako et dans ses environs. Conséquence : le bétail qui devient plus rare sur les grands marchés, entraînant une hausse du prix de la viande.
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Source : Studio Tamani
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