À l’approche du mois de ramadan, les autorités maliennes multiplient les mesures visant à sécuriser l’approvisionnement en produits de première nécessité et à prévenir toute flambée des prix sur les marchés. Pour le gouvernement, l’enjeu est à la fois social et économique : garantir aux ménages des conditions d’accès stables aux denrées essentielles durant cette période de forte consommation.
Depuis le début de l’année, plusieurs dispositions ont été engagées pour renforcer la disponibilité du riz, du sucre, de l’huile alimentaire, du lait et de la farine sur le marché national. Des stocks stratégiques ont été constitués afin d’anticiper les risques de rupture, tandis que les importations ont été facilitées pour compléter l’offre locale et maintenir une diversité de produits accessibles aux consommateurs.
Sur le plan fiscal, l’État a activé des leviers de régulation en procédant à l’exonération de la TVA et de la taxe conjoncturelle à l’importation (TCI) sur certains produits ciblés. Ces mesures visent à réduire les coûts d’approvisionnement et à limiter les répercussions sur les prix à la consommation.
Face aux inquiétudes exprimées ces dernières semaines par certains opérateurs et consommateurs sur une possible hausse des prix, le gouvernement se veut rassurant. Le ministre de l’Industrie et du Commerce a ainsi annoncé la constitution d’un stock tampon de 25 000 tonnes de sucre destiné à stabiliser le marché pendant le Ramadan.
Dans le même temps, le secteur agricole est mobilisé pour soutenir l’offre nationale. L’Office du Niger et l’interprofession riz ont confirmé la disponibilité de 15 000 tonnes de riz, un volume appelé à contribuer à la couverture de la demande intérieure durant la période.
Au-delà du volet strictement économique, les autorités encouragent les initiatives de solidarité, notamment à travers les distributions alimentaires et les programmes d’assistance en faveur des ménages vulnérables. L’objectif affiché est de favoriser un climat social apaisé et de renforcer la cohésion nationale autour des valeurs de partage associées au ramadan.
À travers cette stratégie d’anticipation et de régulation, le gouvernement entend garantir un accès régulier aux denrées de base et préserver le pouvoir d’achat des ménages. Un défi majeur dans un contexte où la stabilité des prix reste un indicateur clé de l’équilibre économique et social du pays.
Ousmane Mahamane
Source : Mali Tribune
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