De plus en plus à Gao, des témoignages mettent au clair des comportements contraires à toute morale. Au regard du grand public, des nantis se passent pour des démunis afin de s’approprier les vivres destinés à des pauvres citoyens.
« Il suffit parfois d’une simple distribution de vivres destinée aux populations vulnérables pour voir certains, pourtant propriétaires de villas confortables et roulant en 4×4, se transformer soudainement en déplacés internes, personnes vulnérables, voire réfugiés », constate Kanfari Sonni Annas Maïga, un jeune activiste de la localité.
Il avance que ertains ne s’en cachent même plus. Ils ne ressentent aucune gêne à prendre ce qui, pourtant, ne leur est pas destiné. « Puis nous nous étonnons que nos malheurs semblent ne jamais finir », contextualise-t-il. Et d’ajouter : « Dieu est Juste, contrairement aux hommes. Et il finit toujours par nous transformer exactement comme nous prétendons être, mais que nous ne sommes pas, simplement pour profiter davantage de ce qui ne nous reviennent pas ».
Les autorités sont invitées à accorder une attention particulière à ces pratiques d’autres siècles. Puisqu’elles ont une double conséquence. Du primo, les biens n’arrivent pas aux destinateurs légitimes. En outre, elles découragent les donateurs dans leurs bienfaits.
« Quand la justice tarde à agir, c’est qu’elle est allée au loin chercher des bâtons mous et flexibles pour mieux châtier les coupables », disait Amadou Hampâté Baa.
KD, avec Kanfari Sonni Annas
Source: LE PAYS
Lire l’article original ici.

