Après plusieurs autres combats pour des intérêts du pays et du peuple malien dans ce contexte de grands défis, le Collectif pour la Défense des Militaires (CDM) s’est récemment tourné vers celui concernant la dissolution des conseils communaux et régionaux. La question qui se pose est la suivante : Et si le CDM tapait à côté ? Certes les partis politiques ont été dissouts, il est plus ou moins surtout judicieux, au lieu d’envisager la dissolution et le remplacement de l’ensemble des conseils communaux et régionaux restants par des délégations spéciales, de trouver des voies et moyens pour organiser des élections apaisées et transparentes en vue de permettre aux communautés de choisir elles-mêmes leurs représentants.
Certes chaque fois qu’il est question du Mali, le Collectif pour la Défense des Militaires (CDM) est au-devant de la scène. Qu’à cela ne tienne, mais toutes les démarches entreprises par cette organisation sont-elles bonnes ? Certaines que non, car toutes les œuvres humaines ne peuvent être parfaites. Parfois, il y a des erreurs ou des incompréhensions. Sans conteste, seules les œuvres du Bon Dieu sont parfaites. Dans cette dynamique, les uns et les autres estiment que le CDM s’est quelque peu trompé cette fois-ci. Vrai ou faux ? Ce qui est sûr et certain, chacun a sa façon d’apprécier, surtout que dans ce cas précis, il ne s’agit pas du domaine des sciences exactes.
A travers une récente déclaration, cette organisation qui constitue un soutien de taille pour les autorités en charge de la Transition en cours dans notre pays, s’est réjouie des décisions prises dans le cadre de la consolidation des acquis de la refondation du pays, notamment la dissolution des partis politiques. Tout de même, elle sollicite des plus hautes autorités du pays l’audit, la dissolution et le remplacement de l’ensemble des conseils communaux et régionaux restants par des délégations spéciales.
Il est important de préciser que des conseils communaux des localités où il y a des problèmes ont été purement et simplement dissouts par les plus hautes autorités à travers le Premier ministre, ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, Général de Division Abdoulaye Maïga. Dans le District de Bamako comme à l’intérieur du pays, de nombreuses Communes Urbaines et Rurales sont gérées par des délégations spéciales mises en place par les autorités. Pour la dissolution des conseils communaux, le ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation met l’accent sur la violation des textes, la mauvaise gestion généralement révélée par le Bureau du Vérificateur Général et autres.
Dans sa nouvelle dynamique enclenchée, le CDM met un accent particulier sur la dissolution, l’audit et le remplacement des conseils communaux et l’ensemble des conseils régionaux restants. Il se réjouit de constater la mise en œuvre efficiente des décisions importantes par les autorités dans le cadre de la consolidation des acquis de la Refondation. Toute chose qui l’amène à féliciter et encourager les plus hautes autorités à poursuivre la dynamique de la lutte implacable contre la corruption et le détournement des biens publics à travers certains fonctionnaires indélicats de l’administration publique et élus communaux et régionaux.
Après avoir félicité les autorités pour les nombreux efforts consentis, le CDM insiste sur la dissolution de l’ensemble des conseils communaux restants et régionaux et de leur remplacement par des délégations spéciales composées de patriotes dont les actions s’inscriront pleinement dans la dynamique de la refondation et de la Révolution Progressiste Populaire Malienne, sur la base de leur engagement patriotique et de leurs compétences. Toute chose qui l’amène à solliciter l’audit de la gestion des conseils communaux depuis 2016, et celui des conseils régionaux depuis 2009.
Sur ces bases, il demande le lancement des poursuites judiciaires contre les présumés coupables de détournement de biens publics. Cette Organisation trouve que le maintien de ces Conseils Communaux et Régionaux est en déphasage avec la dissolution des partis politiques dont ils sont l’émanation pour la plupart. Ce passage suscite des interrogations légitimes : Tous les membres des désormais anciens partis politiques sont-ils mauvais ? Tous les Conseils Communaux et Régionaux sont-ils tous gérés par les membres des partis dissous ?
Des chefs des Départements Ministériels et Directions Générales et Régionales issus des anciens partis ne font-ils pas la fierté de notre pays ? Les chefs des Départements Ministériels et Directions Générales et Régionales qui ne sont pas issus des anciens partis politiques sont-ils tous bons ? Des responsables et des membres des anciens partis politiques ne soutiennent-ils pas à 100% la Transition en cours dans notre pays ? N’y a-t-il pas des membres des anciens partis dans le CDM ? Des soi-disant patriotes au-devant de la scène aujourd’hui n’ont-ils pas été vus à l’œuvre hier ? Autant de questions qui suscitent des interrogations légitimes.
Si ces instances ont vu leurs mandats plusieurs fois prorogés, pour le CDM, il est temps de les changer par des délégations spéciales. Il pense que face à l’insuffisance de résultats dans des domaines gérés par les collectivités, il est temps de mettre en place des délégations spéciales avec une feuille de route pour promouvoir le développement à la base. Elle précise que ces conseils communaux et régionaux sont très souvent décriés par les populations qui ne sentent pas leurs impacts.
Ce qui engendre un manque de confiance et des dysfonctionnements compromettant les efforts déployés par les plus hautes autorités du Mali. Justement aussi sur ce point, les uns et les autres ne sont surtout pas d’accord avec le CDM. Ceux-ci pensent que dans les localités du pays où les conseils communaux et régionaux sont décriés par les populations qui ne sentent pas leurs impacts, celles-ci sont plus que jamais averties et mieux placées pour faire des choix judicieux pour leurs circonscriptions. Donc cela passe nécessairement par des élections apaisées et transparentes.
Pour ceux-ci, dans la mesure où les autorités ont trouvé les voies et moyens pour dissoudre les partis politiques, elles ne manqueront pas d’expertise et de moyens adéquats pour relever ce défi.
Source : La Rédaction du Mali
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