La Fédération Malienne de Football (FEMAFOOT) entre dans une phase décisive de son histoire institutionnelle. Après plusieurs mois de tensions, de blocages et de remous internes, la Fédération internationale de football association (FIFA), en concertation avec la Confédération africaine de football (CAF), a officiellement tranché : l’organisation de l’Assemblée générale extraordinaire élective revient au Secrétaire général de la FEMAFOOT, M. Sidi Békaye Magassa, conformément aux statuts en vigueur et sous la supervision étroite des instances internationales.
Bamada.net-Cette décision, formalisée dans une correspondance datée du 5 février 2026, marque un tournant majeur dans la gestion de la crise qui secoue le football malien, et ouvre la voie à une sortie institutionnelle encadrée, légale et surveillée.
Une vacance totale du Comité exécutif après une démission collective
Le contexte est bien connu des observateurs du football national. Fin janvier 2026, le bureau exécutif dirigé par Mamoutou Touré a présenté sa démission collective, entraînant de facto une vacance de l’ensemble des postes décisionnels au sein de la FEMAFOOT. Une situation inédite qui a plongé l’instance faîtière du football malien dans un vide institutionnel préoccupant.
Selon l’analyse juridique conjointe de la FIFA et de la CAF, cette vacance déclenche automatiquement l’application des dispositions statutaires de la FEMAFOOT, lesquelles confèrent au Secrétaire général la responsabilité de convoquer une Assemblée générale élective extraordinaire dans les délais prévus.
Sidi Békaye Magassa, pivot de la transition
Malgré des rumeurs persistantes et des spéculations relayées dans certains cercles, Sidi Békaye Magassa demeure l’interlocuteur officiel et reconnu par la FIFA et la CAF pour la gestion de cette période transitoire. Les instances internationales rappellent clairement qu’il lui appartient :
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d’assurer la gestion des affaires courantes de la Fédération ;
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de préparer et convoquer l’Assemblée générale élective extraordinaire ;
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de travailler à l’élaboration d’une feuille de route électorale, laquelle devra être validée par la FIFA et la CAF avant son lancement officiel.
Cette feuille de route devra garantir un processus transparent, inclusif et strictement conforme aux textes statutaires.
Les commissions électorales maintenues et protégées
Autre point central rappelé par la FIFA : les commissions électorales mises en place lors de l’Assemblée générale du 15 novembre 2025 demeurent pleinement compétentes. Elles sont appelées à conduire l’ensemble du processus électoral en toute indépendance, jusqu’à l’élection d’un nouveau Comité exécutif.
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Les autorités internationales insistent sur le respect strict :
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des statuts de la FEMAFOOT ;
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du Code électoral en vigueur ;
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des principes de neutralité et d’équité entre les candidats.
Dans cette optique, une réunion en ligne est envisagée dans les plus brefs délais entre la FIFA, la CAF, le Secrétaire général et les commissions électorales, afin d’harmoniser l’interprétation des textes et de prévenir tout contentieux.
Gestion financière : des signataires clairement désignés
Sur le plan financier, la FIFA a également levé toute ambiguïté. En attendant l’installation du nouveau Comité exécutif, deux signataires sont officiellement habilités à gérer les comptes de la FEMAFOOT :
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Sidi Békaye Magassa, Secrétaire général ;
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Koniba Maïga, Directeur financier.
Ces derniers assureront la gestion des comptes FIFA Forward et CAF Impact, uniquement pour les besoins de fonctionnement courant, jusqu’à la mise en place du nouveau bureau fédéral.
Un suivi international renforcé jusqu’aux élections
Dans un message sans équivoque, la FIFA appelle à la coopération de toutes les parties prenantes du football malien : ligues, clubs, acteurs institutionnels et candidats potentiels. L’objectif affiché est clair : aboutir à l’élection d’un nouveau Comité exécutif pour un mandat de quatre ans, capable de restaurer la crédibilité, la stabilité et la gouvernance du football national.
La FIFA annonce par ailleurs qu’elle assurera un suivi étroit de l’ensemble du processus et dépêchera des représentants le jour du scrutin, afin de garantir sa régularité et sa conformité aux normes internationales.
Un test de maturité pour le football malien
Au-delà des textes et des procédures, cette séquence constitue un véritable test de maturité institutionnelle pour le football malien. La balle est désormais dans le camp des acteurs nationaux, appelés à privilégier l’intérêt supérieur du sport roi au Mali.
Comme le souligne Bamada.net, média engagé pour une information responsable et vérifiée, l’enjeu dépasse les querelles de personnes : il s’agit de refonder une gouvernance crédible, au service des joueurs, des clubs et des supporters.
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Ladji Djiga Sidibe
Source: Bamada.net
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