Plus d’un mois après son élection (le 31 janvier 2026), la nouvelle présidente de la Fédération malienne de taekwondo affirme ne « toujours pas avoir reçu le procès-verbal de l’Assemblée générale élective ». Une situation qui, selon elle, paralyse le « fonctionnement de l’instance » et menace « la participation des athlètes maliens aux compétitions internationales ».
La crise institutionnelle se poursuit au sein de la Fédération malienne de taekwondo. Dans une note adressée aux membres de la famille du taekwondo le lundi 2 mars 26, la présidente élue, Mme Sy Aminata Makou Traoré, déplore l’absence de passation de service entre le bureau sortant et la nouvelle équipe dirigeante.
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Selon elle, plus d’un mois après son élection, la transition administrative n’a toujours pas été effectuée. « Nous sommes convoqués, puis renvoyés. On nous demande de venir, puis de revenir », indique-t-elle. Dénonçant une perte de temps alors que « les urgences s’accumulent ».
La principale pierre d’obstacle concerne la transmission du procès-verbal de l’Assemblée générale élective. D’après la présidente élue, le bureau sortant refuse de lui remettre ce document. Ce qui est une condition indispensable pour notifier officiellement son élection auprès du Comité national olympique et sportif du Mali, de l’Union africaine de taekwondo et de World Taekwondo.
Sans cette reconnaissance formelle, elle affirme ne pas pouvoir obtenir les accès institutionnels nécessaires pour exercer pleinement ses fonctions.
Comme autres conséquences notoires : la Fédération ne pourrait pas inscrire d’athlètes aux compétitions internationales, engager officiellement ses équipes ou lancer les démarches administratives requises. Makou Sy évoque notamment le risque de manquer le Championnat d’Afrique et de compromettre la participation au Championnat du monde junior. Elle souligne également l’impossibilité d’organiser sereinement les passages de grades et les activités statutaires.
La présidente élue affirme que, malgré les efforts du ministère en charge des Sports pour favoriser une transition « apaisée et responsable », la situation demeure bloquée.
Elle appelle le bureau sortant à « faire preuve de responsabilité et de bonne foi » en procédant immédiatement à la passation et en transmettant le procès-verbal.
« Il ne s’agit pas d’une question de personnes. Il s’agit de l’avenir du taekwondo malien, de nos athlètes et de l’honneur de notre pays », insiste-t-elle, se disant prête, avec son équipe, à travailler sans délai.
En attendant un dénouement, l’incertitude persiste au sein de la discipline, alors que les échéances internationales approchent à grand pas.
Kémoko Diabaté
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Source : Le Pays
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