Trois semaines après la démission en bloc du Comité exécutif de la Fédération Malienne de Football (FEMAFOOT) la Fifa et la Confédération Africaine de Football (CAF) ont pris acte.
Dans un courrier officiel de deux pages, daté du 5 février 2026 et adressé au Secrétaire Général de la FEMAFOOT, les deux instances internationales clarifient la situation et définissent une feuille de route précise pour organiser de nouvelles élections.
En effet, la Fifa et la CAF prennent acte de la démission collective, entérinant la vacance du pouvoir exécutif élu. Cependant, elles rejettent toute notion de vide juridique. Conformément aux Statuts, la gestion courante et transitoire est dévolue au Secrétaire Général. Sa mission est strictement administrative : assurer la continuité et préparer la tenue d’une Assemblée Générale Extraordinaire Élective dans les délais légaux. Il n’a aucun pouvoir décisionnel stratégique.
Un processus électoral sous l’égide des commissions existantes
La lettre est claire : les Commissions Électorales mises en place par l’Assemblée Générale du 15 novembre 2025 restent les seules habilitées à superviser le scrutin. Elles doivent agir en toute indépendance, selon les Statuts et le Code électoral de la FEMAFOOT. Toute tentative de contourner ces instances ou d’en créer de nouvelles serait illégale et exposera la fédération à des sanctions.
La Fifa et la CAF prévoient une réunion technique en ligne avec le Secrétaire Général et ces commissions pour finaliser le calendrier électoral, préalable indispensable au lancement officiel du processus.
Sur le plan financier, les autorités internationales restreignent strictement les accès. Seuls le Secrétaire Général, Sidi Bekaye Magassa, et le Directeur financier, Koniba Maïga, sont autorisés à signer sur les comptes spécifiques (Fifa Forward et CAF Impact). Ce mandat, strictement temporaire, prendra fin automatiquement dès l’élection d’un nouveau Comité exécutif. Toute autre signature sera considérée comme nulle et non avenue.
En outre, la Fifa exige la coopération de toutes les parties pour une conclusion rapide du processus. Elle annonce un suivi rigoureux, incluant l’envoi d’observateurs le jour du vote. La FEMAFOOT n’est donc pas laissée à elle-même ; sa transition est cadrée et surveillée par les instances faîtières.
M Sanogo
Source : L’Aube
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